Mère de 7 enfants, âgés de 2 à 15 ans, la jeune femme se prostitue dès lors pour survivre.
Cest ça, le Vieux-Lille.Parallèlement, Churchill connaît un chômage massif et on voudrait nous faire croire que le canal apportera assez demplois et cette si bienfaisante «mixité sociale».Alors quelle était très concentrée à lépoque, quand le secteur le plus pauvre était sans conteste celui de la Place aux Oignons.Mais les occupants ne voulaient pas partir et, durant lété 1977, la police est intervenue pour les déloger.Depuis ladoption, en avril 2016 de la dernière loi pour "la lutte contre le système prostitutionnel" les clients se font, confie-t-elle, de plus en plus rares.Il faut savoir que pour creuser les 350 derniers mètres du Peuple Belge, vingt monstrueux millions deuros sont nécessaires.Il y a pourtant un psychopathe qui traîne ses guêtres dehors, quelque part dans ce petit paradis.Bien entendu les seules personnes que jai rencontrées, ce sont des commerçants.
Cest en partie pour cette raison que Serge y a installé son atelier de peinture en 1993, dans une maison du xviiie siècle à labandon.
Autour dun café, il mexplique quici «des affinités existent socialement».
Envahie dabord par le skateboard, le graffiti, les jeunes du Tribal lancien bar à la mode, rimini incontri adulti elle tape à présent dans le haut de gamme.
Au fond de sa boutique, Rémi me dit quen vingt ans la spéculation a fait son bonhomme de chemin.
"Cest dur la rue", souffle-t-elle tout bas.
Les pauvres du Vieux-Lille avaient migré.
Le Vieux-Lille pullulait de «communautés flottantes pour reprendre les mots."On ne peut pas vivre avec 300 ou 400 euros", reconnaît-il.En cause, selon elle : la nouvelle loi.Sauf que dans la semaine il avait déjà agressé cinq filles, il était armé.".Cest à peu près ce quon peut entendre quand on prononce le nom de ce quartier à Wazemmes, là où je vis.Comme mon ami sénervait en déclarant à haute voix : «Le seul mec pas blanc ici, cest celui qui fait le service!A fait la joie de lassemblée.Cest aussi dans ce coin quun jeune homme a disparu lors de mon reportage.Particulièrement celle des retraités qui sy sont précipités.Le terrain en friche était municipal et la mairie na rien trouvé de mieux que de le vendre au plus offrant.Jean-Luc a connu le quartier vers 1977.

Ce nétait pas un client.


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